MUSIKA

> Artiste peintre - contemporain

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67920 SUNDHOUSE (France)
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Espace n°92
 
 
 
 

Présentation

Que dire de ces plans qui glissent, de ces contours qui vibrent, de ces équilibres qu’un rien doit rompre, qui se rompent et se reforment ? Comment parler de ces couleurs qui respirent ? De ce monde sans poids, ce monde né des ombres mais sans ombre ?

La peinture de Musika est celle de la chose en suspens, la chose immobile dans le vide, l’objet pur. C’est là qu’on commence à voir à partir de notre obscur. Il ne craint soudain plus cette aube et ses vibrations. L’œil écoute.

Cette peinture de la chose ne crée pas des objets : c’est le plein air qu’elle appelle dans ses opérations audacieuses. Loin également des bamboches du surréel. Impossible de voir autre l’inconnu que de la manière dont Musika l’étend en variations et scansions. Ses œuvres ressemblent autant à des méditations plastiques qu'à des plaques sonores ou plutôt ce que Morton Feldman nommait des « durations ».

Tout bouge. Musika peint l’étendue, peint la succession. Fait sourdre un sens interne. Tournée vers l’introspection et ayant compris ce qui empêche de voir, elle laisse infuser au dehors un macrocosme secoué par les frissons du temps. Voilà ce que nous sommes disent ses toiles avec un calme et une douceur extraordinaires.

Mais si avec Musika la peinture est si forte c’est parce que la condition humaine l’intéresse au plus haut point. Ce qui n’est pas humain dans sa peinture, l’artiste le rejette. Voilà sa sagesse. Elle montre tous les jours la même chose avec patiente en se familiarisant avec des formules magiques tirées de ses sables mouvants. C’est pourquoi les définitions telles que expressionnisme, abstraction, néo-platonicisme - que sais-je encore - ne collent pas à cette œuvre. Demeure un dévoilement sans fin derrière le voile, plan sur plan, en successions de transparences "imparfaites", un dévoilement vers l'indévoilable, dans un lieu d'impénétrable proximité pour un nouveau rapport de la peinture au monde..

Jean-Paul Gavard-Perret